Le ciel est gris, parfois le soleil traverse les nuages de ses rayons, l'hiver approche mais je l'attends sans hâte et sans peur.Parce que tu es là.Les feuilles tombent, les arbres sont or et rouge,toi tu aimes le rouge,moi j'aime les ombres qui se dessinent dans le ciel.J'ai les mains froides mais tes poches sont grandes alors ca s'équilibre.J'ai la mélodie en tête, doucement je la chantonne dans la brise,il me manque la fin de la chanson.Tu la connais, c'est celle que tu me chuchote parfois au creux de l'oreille.La nuit tombe mais le froid
je ne le sens pas.Parce que tu es là.
Le soir, les ombres s'étendent jusqu'aux étoiles et la lune,la lune se voile d'un nimbe de lumière.
Je suis là, et je ne sens pas le vide,je suis pleine et vivante.Immergée dans la source claire je vois les choses telles qu'elles sont.Et je te vois.Rien ne m'apparaît de plus tendre.
J'aimerais que tu comprenne la certitude de mes gestes, ces mots que je te dis si fort,ceux qui avant je ne prononçais pas.Je te regarde tu ne me vois pas,tu contemple le monde,il est si vaste.Tu es là,tu rêves,tu es là, tu me vois.
Brûlant déjà le feu,hier,aujourd'hui,demain,l'étincelle,l'artifice immense,encore..
Le temps ne nous prendra pas.
Et tu es là,la douceur,le réveil,les nuits de coton,l'ailleurs.Je m'évade,loin,plus loin,l'Inde..
Si certains batissent des chateaux de sable avec leurs mots-chimères,mon Amour je t'en dirais sans cesse de nouveaux pour qu'ils ne soient jamais usés, et ce qui te semblait incertain deviendra sûr.
Je souhaite que chaque seconde soit tienne,et que si le monde vire à l'envers,alors nous marcherons la tête en bas.On l'a retrouvée,la pureté,et chaque brin d'herbe,chaque endroit,chaque instant est propice à faire ce que l'on veut et nous prendrons le large pour voir de choses sans cesse nouvelles.Le voillage.
Alors je me blottirais dans tes bras,suspendue à ta bouche,rêvant dans ton cou pour te chuchoter mon amour les mots qu'on se dit tant de fois mais ceux ci seront les plus beaux cette fois.
